Les billes de polystyrène de granulométrie 2-3 mm servent à préparer des chapes, mortiers et bétons plus légers que les mélanges traditionnels. Enrobées d’un adjuvant de dispersion, elles se répartissent dans le mortier sans former de paquets, à condition de respecter le dosage et le malaxage.
Ces granulats isolants conviennent notamment au rattrapage de niveaux, aux ravoirages et aux formes de pente. Le choix de la formule dépend toutefois de l’usage, de l’épaisseur disponible et des charges que le plancher peut supporter : l’allègement des sols ne dispense pas de vérifier leur composition.
À quoi servent les billes de polystyrène 2-3 mm dans un mortier ?
Le granulat POLYSBETON est constitué de billes de polystyrène expansé, de granulométrie contrôlée, enrobées d’un adjuvant de dispersion. Cet enrobage aide à répartir les billes dans le mélange, condition nécessaire pour obtenir un mortier homogène et une tenue adaptée à l’usage prévu. Le produit décrit ne contient ni polystyrène recyclé ni poussières.
En remplacement partiel ou total des granulats traditionnels, ces billes permettent de préparer un mortier isolant ou un béton thermo-acoustique. Selon la formule, la masse volumique annoncée va de 200 à 1 500 kg/m³, avec un gain de poids de 40 à 90 % par rapport à un béton traditionnel. La conductivité thermique peut atteindre 0,066 W/mK dans les formulations adaptées ; ce chiffre ne suffit pas, à lui seul, à caractériser l’isolation d’un plancher complet.
Quels travaux peut-on réaliser ?
En maison individuelle comme en immeuble collectif, les usages comprennent les chapes légères et sous-chapes, les ravoirages isolants, les remplissages, le rattrapage de niveaux et les formes de pente. Le mélange peut aussi contribuer à l’isolation thermique et à l’isolation acoustique, notamment contre les bruits de chocs, selon le complexe de sol mis en œuvre.
En visite, on voit souvent des planchers anciens où la hauteur disponible limite l’ajout d’un isolant épais. Une solution légère peut alors réduire la charge rapportée, mais il faut vérifier la compatibilité avec le revêtement, les seuils, les réseaux et la structure avant de retenir une formule.

Quelle formule choisir pour une chape légère ou un ravoirage ?
La formule se choisit d’abord selon la fonction de la couche : remplissage léger, isolation ou support de revêtement. Les dosages ci-dessous reprennent les indications fournies pour les billes en sacs de 170 litres. L’eau est à ajuster selon l’humidité du sable lorsqu’il y en a ; suivez la notice du produit et vérifiez le volume réellement obtenu sur chantier.
| Préparation | Masse volumique visée | Ciment | Sable | Eau |
|---|---|---|---|---|
| 1 sac de 170 L | 200 kg/m³ | 40 kg | 0 kg | 19 L |
| 1 sac de 170 L | 300 kg/m³ | 60 kg | 0 kg | 28 L* |
| 1 sac de 170 L | 500 kg/m³ | 60 kg | 38 kg | 32 L* |
| 1 sac de 170 L | 800 kg/m³ | 75 kg | 125 kg | 35 L* |
| Dosage indiqué pour 1 m³ | 300 kg/m³ | 200 kg | 0 kg | 80 L |
| Dosage indiqué pour 1 m³ | 360 kg/m³ | 300 kg | 0 kg | 140 L |
| Dosage indiqué pour 1 m³ | 500 kg/m³ | 300 kg | 190 kg | 160 L* |
| Dosage indiqué pour 1 m³ | 600 kg/m³ | 300 kg | 250 kg | 160 L* |
| Dosage indiqué pour 1 m³ | 700 kg/m³ | 300 kg | 350 kg | 160 L* |
| Dosage indiqué pour 1 m³ | 800 kg/m³ | 300 kg | 450 kg | 160 L* |
| Dosage indiqué pour 1 m³ | 900 kg/m³ | 300 kg | 500 kg | 160 L* |
* La quantité d’eau dépend notamment de l’humidité du sable. Les dosages ne remplacent pas la notice de formulation : les proportions doivent être validées pour le support, l’épaisseur et le revêtement envisagé.
Pour les formules à partir de 500 kg/m³, les indications du fabricant annoncent la possibilité de poser du carrelage après 48 heures, sans ragréage, si le mortier a été dressé correctement. Ce délai reste à confirmer selon les conditions du chantier et les prescriptions du système de pose ; ne le généralisez pas aux autres compositions.
Comment préparer et mettre en œuvre le béton thermo-acoustique ?
Le matériel doit être propre. Dans une bétonnière, ne remplissez pas plus de 80 % du volume : un mélange trop chargé se répartit mal et devient difficile à homogénéiser. Le mortier prêt à l’emploi doit rester compact et mousseux, jamais liquide.
Ordre de malaxage à la bétonnière
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Dans la bétonnière en marche, versez d’abord le ciment et, si la formule en prévoit, le sable.
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Ajoutez environ les deux tiers de l’eau, puis les billes enrobées d’adjuvant. Laissez malaxer deux minutes.
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Versez le reste de l’eau progressivement et poursuivez le malaxage environ cinq minutes, jusqu’à obtenir une pâte homogène et uniformément grise.
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Lors de la première gâchée, humidifiez légèrement les parois si le mélange y adhère ; prolongez le malaxage d’une à deux minutes sans ajouter d’eau inutilement.
Le malaxeur manuel ou une pompe avec malaxeur peuvent également convenir, sous réserve de respecter les mêmes principes. Pour une pompe, faites d’abord circuler un mélange d’eau et de ciment dans le tuyau avant la première gâchée.
Étaler sans dégrader la surface
Étalez le mortier sur le film polyéthylène ou la sous-couche acoustique, puis contrôlez son niveau et son épaisseur. Tirez à la règle, avec une règle de plâtrier à pan coupé ou une règle traditionnelle légèrement inclinée ; cette méthode limite l’adhérence du mélange à l’outil et donne une surface lisse.
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Ne talochez pas le mortier léger : terminez plutôt à la lisseuse si vous recherchez une surface soignée.
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Ne remouillez pas le mélange après malaxage et utilisez-le dans les 30 minutes.
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Ajoutez les fibres synthétiques antifissuration pendant le malaxage, si la formule en prévoit.
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Réalisez le tirage en une fois ou arrêtez-vous sur un joint de fractionnement.
Une mise en œuvre régulière commence par un dosage d’eau maîtrisé ; l’ajout d’eau pour prolonger le temps de travail compromet la consistance prévue.
Quelles vérifications faire avant l’achat et la pose ?
Une chape légère peut réduire le poids ajouté au plancher, mais son usage ne se déduit pas uniquement de sa masse volumique. Faites vérifier la portance du support, l’épaisseur disponible, les charges d’exploitation, les points singuliers et la compatibilité avec le revêtement, en particulier dans un immeuble ancien ou lorsque le plancher présente des déformations.
La performance d’isolation des bâtiments dépend aussi des couches associées : sous-couche acoustique, désolidarisation périphérique, traitement des seuils et continuité de l’isolation. Une bande périphérique limite le contact direct avec les parois et aide à prévenir les ponts phoniques ; son rôle ne remplace pas le traitement des autres jonctions.
Avant de commander, transmettez au fournisseur ou à l’artisan la surface, l’épaisseur visée, le type de support, les réseaux à recouvrir et le revêtement final. Demandez la formule écrite correspondant à l’usage : c’est le moyen le plus simple d’éviter de choisir une composition légère là où un support plus résistant est nécessaire.



